LIVRE BLANC DE LA DÉPRESSION

Article 1 . 1 : LA DÉPRESSION CHEZ L’ADOLESCENT
Article 1 . 2 : LA DÉPRESSION CHEZ L’ADOLESCENT. discussions et débats
Article 2 . 1 : LA DÉPRESSION CHEZ L’ENFANT
Article 2 . 2 : LA DÉPRESSION CHEZ L’ENFANT. Discussions et débats
Article 3 : DÉPRESSION ET PERSONNES ÂGÉES
Article 4 : DÉPRESSION ET SUICIDE
Article 5 : DÉPRESSION ET SYMPTÔMES DÉLIRANTS
Article 6 : DÉPRESSION ET ANXIÉTÉ
Article 7 . 2 : DÉPRESSION ET ALCOOL PSYCHOPATHOLOGIE
Article 7 . 3 : ALCOOL ET DÉPRESSION : ASPECTS CLINIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIQUES
Article 8 : DÉPRESSION ET TOXICOMANIE
Article 9 : DÉPRESSION, SCHIZOPHRÉNIE ET TROUBLES SCHIZO-AFFECTIFS
Article 10 : DÉPRESSION ET DIABÈTE
Article 11 : DÉPRESSION ET RISQUE DE CANCER
Article 12 : DÉPRESSION ET MALADIE CORONARIENNE
Article 13 : DÉPRESSION ET TEMPÉRAMENT
Article 14 . 1 : DÉPRESSION ET RÉCURRENCES
Article 14 . 2 :DÉPRESSION RÉCURRENTE : FACTEURS DE RISQUE, FACTEURS DE VULNÉRABILITÉ
Article 16 . 1 : ELECTROCONVULSIVOTHÉRAPIE ET DÉPRESSION
Article 16 . 2 : DÉPRESSION ET STIMULATION MAGNÉTIQUE TRANSCRÂNIENNE RÉPÉTITIVE
Article 17 : LES PSYCHOTHÉRAPIES DE LA DÉPRESSION DANS LA VRAIE VIE

La « vraie vie » renvoie à la fois aux situations cliniques que rencontre le clinicien dans sa pratique avec de « vrais patients» et aux contextes particuliers dans lesquels une dépression peut s'exprimer: contextes d'âge, de pathologies ou troubles associés, d’environnement, d’histoire de vie et de situations. Dans cet article, le Dr. Jean-Michel Thurin expose la question de l’efficacité des psychothérapies pour la dépression au travers de l'approche « vraie vie » qui implique une méthodologie plus ouverte et plus complexe que celle qui est généralement utilisée et qui ne permet pas véritablement de savoir avec qui, pourquoi et comment une psychothérapie est efficace. L’exposé présente : 1. Les traits spécifiques de quatre approches thérapeutiques (psychodynamique, cognitivo-comportementale, interpersonnelle et familiale) • 2. L’efficacité générale des approches psychothérapiques de la dépression et les études comparatives qui les concernent • 3. Les données relatives aux psychothérapies de la dépression dans différents contextes, de situation et d’âge (ex. dépression en présence de troubles de la personnalité, dépression récurrente, pendant la grossesse, chez la mère de jeunes enfants, en présence de troubles somatiques, en situation de pauvreté, etc.). Dans la « vraie vie », les thérapeutes sont confrontés à des tableaux cliniques et des situations très hétérogènes et souvent complexes. Dans ce contexte, les ingrédients actifs d’une thérapie sont-ils nécessairement ceux qui sont présumés par la théorie ou par le modèle thérapeutique ?

Article 18 : DÉPRESSION ET PSYCHANALYSE

La psychanalyse des patients déprimés est une jeune technique thérapeutique issue d’une méthode ancienne et qui a pris une ampleur de façon relativement récente. Dans cet article, le Dr. Olivier Bouvet de la Maisonneuve souligne que bien que les médicaments constituent un premier pas pour «sortir la tête hors de l’eau » pour une personne déprimée, la psychanalyse peut constituer le pas suivant, en particulier lorsqu’elle s’interrogera sur son destin et voudra le reprendre en main. La psychanalyse est une méthode thérapeutique dans laquelle, contrairement aux idées reçues, le patient joue un rôle actif, c’est pourquoi elle trouve son indication en dehors de la crise. La dépression reste pourtant une indication paradoxale car l’angoisse qui est son symptôme premier, suspend les associations qui sont au cœur du travail et expose le patient à des passages à l’acte qui le font sortir du cadre. Il est possible de travailler, en analyse, avec des patients déprimés à la condition qu’existe une double prise en charge et que la douleur soit contrôlée par le traitement. Le Dr. Olivier Bouvet présente les fondements théoriques de l’approche psychanalytiques de la dépression, les aménagements nécessaires de la technique et les différents temps de la cure analytique. La dépression est une maladie de la dépendance et les cicatrices qu’elle laisse sur son passage empêchent parfois le sujet d’accéder à l’autonomie de son désir: toutes les thérapies, quelles qu’elles soient, connaissent le même écueil…

Article 19 : UTILITÉ DE L’EXERCICE PHYSIQUE POUR LE TRAITEMENT DE LA DÉPRESSION
Article 20 . 1 : COMMENT « SE FAIT » UN DIAGNOSTIC DE DÉPRESSION ?
Article 20 . 2 : COMMENT « SE FAIT » UN DIAGNOSTIC DE DÉPRESSION ?
Article 21 : L’IDENTIFICATION DES RAPPORTS BÉNEFICES RISQUES DANS LA PRESCRIPTION DES ANTIDÉPRESSEURS
Article 22 : L’EFFICACITÉ DES ANTIDÉPRESSEURS « DANS LA VRAIE VIE »
Article 23 : ASPECTS CLINIQUES DE LA DÉPRESSION BIPOLAIRE
Article 24 : LA DÉPRESSION DANS LE DSM-5

La cinquième version du Manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM-5) a été publiée en Mai 2013. Elle est le fruit de travaux importants échelonnés à partir de l’année 2000, jusqu’à l’acceptation définitive du contenu par l’Association Américaine de Psychiatrie, présidée par David Kupfer, Professeur de Psychiatrie de Pittsburg. Dans cet article, le Pr. Julien Daniel Guelfi, coordinateur général de la traduction française, présente les modifications importantes du DSM-5 : la disparition de l’évaluation multiaxiale, l’attention accrue portée à l’utilité clinique des catégories et des critères, la nouvelle structure en 20 catégories dans la section II, et la section III, encore à l’étude. Le Pr. Guelfi détaille successivement les deux nouvelles catégories de la section II (« Le trouble disruptif avec dysrégulation de l’humeur», réservé à l’enfant entre 6 et 18 ans et « Le trouble dysphorique prémenstruel»), puis les principales modifications apportées aux catégories préexistantes de cette section (ex. la suppression du critère d’exclusion du deuil, la modification de structure de la dépression chronique ; les nouvelles spécifications des formes cliniques susceptibles d’avoir un intérêt sur le plan thérapeutique). Les principales nouveautés de la section III sont présentées (ex. «les épisodes dépressifs avec une hypomanie de courte durée », «le deuil persistant compliqué », «le comportement suicidaire et les lésions auto-infligées non suicidaires», l’importance des évaluations psychométriques dimensionnelles). Les changements dans le DSM-5 ne sont peut-être pas révolutionnaires, mais les nombreuses améliorations apportées devraient aboutir à une meilleure caractérisation des patients déprimés et auront des répercussions importantes au niveau des études empiriques. 

Article 25 : MÉMOIRE AUTOBIOGRAPHIQUE ET DÉPRESSION
Article 26 : UTILISATION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LE TRAITEMENT DE LA DÉPRESSION
Article 27 : DÉPRESSION ET ANHÉDONIE
Article 28 : SUICIDE ET ANTIDÉPRESSEURS
Article 29 : DÉPRESSION, BURN-OUT ET RISQUES PSYCHOSOCIAUX

Le concept de burn-out se réfère généralement à des manifestations d’épuisement professionnel. Il désigne un état psychologique, émotionnel et physiologique résultant de l’accumulation de stresseurs professionnels variés. Contrairement à une réaction banale de stress, le burn-out se manifeste en réponse à une quantité de stresseurs qui se répètent continuellement et s’inscrivent ainsi dans la durée. Il est donc juste de voir le burn-out comme une sorte d’aboutissement, de conséquence de réactions de stress quotidiens qui finissent par user et épuiser l’individu. Dans cet article, le Dr. Patrick Légeron décrit les différentes dimensions et manifestations psychologiques et physiologiques spécifiques du burn-out et leur caractère handicapants pour le fonctionnement personnel de l’individu et celui du contexte dans lequel il évolue. L’étude des mécanismes intimes qui surviennent à l’intérieur de l’organisme soumis au stress et dans l’état de burn-out, montrent qu’il serait avant tout le résultat de l’effet produit par des contextes situationnels, même si ce phénomène se traduit essentiellement au niveau de l’individu. Par conséquent, « Ce n’est donc pas tant l’individu qu’il faut soigner, mais son environnement de travail !». Quels sont les facteurs environnementaux reconnus comme contribuant au développement du burn-out? S’agit-il d’une forme particulière de dépression ? d’un « Trouble de l’adaptation avec humeur dépressive »? ou encore d’une pathologie mixte associant dépression et trouble de l’adaptation…?