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Dans cette définition, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) inclut la notion de santé mentale, composante à part entière de la santé de l'homme.
Les dimensions psychiques, physiques et socio-économiques contribuent étroitement et de façon indissociables au bien-être mental.
La qualité des liens sociaux au sein de « la cité », ainsi que des relations familiales et professionnelles peuvent être des déterminants évidents de mal-être. Leur retentissement sur la santé mentale justifie une grande vigilance lors de certaines étapes de la vie comme l'enfance et l'adolescence ou le troisième âge, et dans certaines situations (licenciement, précarité, détention...).
Chacun d'entre nous est concerné directement ou indirectement par des états de souffrance et de maladie mentales dont les conséquences sur le système socio-économique peuvent être très lourdes.
Aujourd'hui, en France, le nombre de morts par suicide, 11 000[1] chaque année, dépasse largement les 4 500 morts par accidents de la route[2]. Pourquoi en parle-t-on si peu souvent ? Chez l'adolescent, le suicide est la deuxième cause de mortalité après les accidents...dont un certain nombre sont des suicides masqués.
Un autre chiffre est tout aussi éloquent : une personne sur quatre[3] sera atteinte de maladie mentale au cours de son existence.
Dans son entourage proche (famille, amis, collègues...), chacun connaît une ou des personnes qui souffrent de troubles psychiques : dépression, stress au travail, anorexie, conduites à risque d'adolescents, toxicomanie ou alcoolisme, vieillissement pathologique d'un parent...
Les troubles mentaux représentent 10,6% des dépenses de santé en France[4] et sont à l'origine de milliers de journées de travail perdues. L'OMS confirme l'importance du poids économique de la santé mentale au niveau planétaire : d'après elle, les pathologies d'ordre psychique représentent une pathologie sur deux et, d'ici 2020, la dépression passera, en termes de coût global pour la société, du 4ème rang des pathologies au 2èmerang, juste après les maladies cardio-vasculaires[5].
5 affections psychiatriques figurent dans le « top ten » des maladies en terme de coûts : schizophrénies, abus de substances, troubles bipolaires, dépressions, troubles anxieux.
Confrontée à la forte prévalence des maladies mentales et aux problèmes de société qui en résultent, la Fondation Pierre Deniker souhaite apporter des réponses concrètes. L'intrication de ces déterminants explique les difficultés parfois rencontrées dans la compréhension et la prise en charge des troubles de santé mentale. L'un des objectifs de la Fondation Pierre Deniker est par conséquent de mieux connaître et de mieux faire connaître les déterminants de la santé mentale.
C'est partant de ces constatations qu'est née en 2006 l'initiative des Professeurs Henri LOO et Jean-Pierre OLIE de créer une Fondation, la première dans ce champ d'activités à avoir vu le jour et à avoir été reconnue d'utilité publique en 2007.
[1] DREES. Ministère de la santé et des Solidarités - mai 2006
[2] Observatoire National interministériel de sécurité routière - juin 2008
[3] Organisation Mondiale de la Santé - Rapport 2001 sur la santé dans le monde
[4] DREES. Ministère de la santé et des Solidarités - juillet 2006
[5] Ministère de la santé - Plan psychiatrie et santé mentale 2005/2008
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