LES 10 PROPOSITIONS POUR L'INTERVENTION PRÉCOCE DE MARIE-ODILE KREBS

 

Les 10 propositions pour l'intervention précoce de Marie-Odile Krebs
Évènements 23/06/2017

PSYCHOSE DEBUTANTE :  10 PROPOSITIONS POUR L’INTERVENTION PRÉCOCE DU PR. MARIE-ODILE KREBS

Marie-Odile Krebs, Professeur de Psychiatrie à l'Université Paris Descartes, Chef de service à l'hôpital Sainte-Anne et Présidente de l'Institut de Psychiatrie

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1– Établir et diffuser des recommandations françaises pour les soins (évaluations, stratégies thérapeutiques) et pour l’implantation des dispositifs d’intervention précoce (cahier des charges, suivi de fidélité à ce cahier des charges).
2– Développer la formation des professionnels : formations pratiques, MOOC (cours en ligne), Master Class doivent se développer en complément du diplôme universitaire ouvert à tous les soignants proposé par l’Université Paris-Descartes (2).
3– Établir un « diagnostic » territorial sur l’intervention précoce par des enquêtes de terrain pour identifier les freins et opportunités dans les différents territoires en particulier en analysant des initiatives émergentes.
4– Déployer un réseau national (« Youth friendly ») de centres spécialisés dans l’intervention précoce, articulés avec les structures existantes médicales, médicosociales, éducatives, professionnelles et répartis sur le territoire (à un niveau supra-sectoriel).
5– Créer un centre ressource coordonnant le réseau à l’échelle nationale, facilitant le déploiement d’outils collaboratifs pour le recueil de données et assurant une veille scientifique, en lien avec les réseaux internationaux.
6– Développer de nouvelles pratiques de prises en charge : case management (3), à articuler avec le médicosocial, (mais dont il faudra revoir les modalités d’accès pour des jeunes qui ne sont pas en situation de handicap), thérapies cognitives et comportementales centrées sur les symptômes psychotiques, entretien motivationnel, et favoriser l’approche globale (y compris l’activité physique adaptée).
7– Déploiement d’un système d’information centré sur l’usager et favorisant la coordination des intervenants et la continuité du parcours de soins. Certaines nouvelles technologies permettront d’améliorer l’engagement dans les soins et le rétablissement, sans stigmatisation.
8– Favoriser l’information des parents et des enseignants et de tout professionnel de première ligne en contact avec les jeunes : ressources documentaires, référencement des centres d’intervention précoce sur un site internet, conférences en établissements à l’exemple du programme #psyJeunes (4) en parallèle à d’indispensables campagnes de déstigmatisation. Développer des moyens d’échange, y compris connectés, avec les jeunes.
9– Développer des recherches pour favoriser l’essor de nouveaux outils de dépistage, d’évaluation ou de prises en charge favorisant l’insertion sociale (par exemple outils d’entraînement cognitif) ; l’identification de facteurs de transition psychotique et de biomarqueurs, ouvrant vers de nouvelles thérapeutiques spécifiques, et sans oublier certaines populations spécifiques (par troubles du spectre autistique, sujet porteur d’anomalies génétiques).
10– Accompagner ce déploiement avec des études médico-économiques. L’expérience internationale montre le gain considérable à en attendre : un euro investi dans l’intervention précoce pour la psychose débutante en fait économiser 15 (London School of Economics ; McDaid et al, 2016).

 

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