NOTRE RESEAU

La Fondation Pierre Deniker contribue au développement des synergies pluridisciplinaires entre équipes de recherche. Pour cela, elle soutient des équipes de recherche et des équipes de soin validées par le conseil scientifique.

La Fondation Pierre Deniker s’appuie aussi sur des réseaux collaboratifs aux projets innovants, notamment l’Institut de psychiatrie qui regroupe 21 équipes d’excellence réparties sur tout le territoire, ou l’Association francophone de remédiation cognitive, réseau coordonné à Lyon de 37 équipes.

 

 L'Institut de Psychiatrie

Crée en 2012, l’Institut de Psychiatrie – GDR 3557 a pour mission de promouvoir et soutenir des projets communs internationaux et collaboratifs grâce à  l’engagement de 21 équipes dont 15 labellisées fondatrices, réparties sur l’ensemble du territoire. 5 groupes de travail ont été constitués qui travaillent sur 4 thématiques :  Contrôle inhibiteur et fonctions exécutives, intégration sensori-motrice et interactions sociales, hallucinations/perception de soi, diagnostic et thérapeutiques innovantes. Outre ces programmes de recherche, l’Institut de Psychiatrie organise des forums, des sessions de formation destinées au professionnels de la psychiatrie ou aux patients et à leur famille.

 

 

 

L'Association Francophone de Remédiation Cognitive est une association loi 1901 créée en 2009, qui regroupe les professionnels de la psychiatrie impliqués dans le développement de la remédiation cognitive.

L’AFRC a pour vocation de promouvoir la remédiation cognitive, à travers le développement de nouveaux outils d'évaluation et de soin, leur validation, la formation des professionnels à leur utilisation, leur mise à la disposition des usagers à travers le réseau de remédiation cognitive, ainsi que l'harmonisation des pratiques.

                                                  

Le Centre Référent en Remédiation Cognitive et réhabilitation psychosociale (C3RP)

Depuis peu, l’horizon de la psychiatrie et du handicap psychique se modifie. Un nouveau regard sur le patient et sur la maladie mentale s’opère. Le patient n’est plus examiné à l’aune de ces symptômes mais on considère plutôt ses aptitudes, ses points forts et  ses faiblesses. C’est pourquoi le C3RP propose un nouveau type de prise en charge invitant les centres de soin à considérer les patients sous l’angle de leurs aptitudes à intégrer une place dans la société, et non sous l’angle de leurs symptômes ou de leur maladie.

+

Pour intégrer un programme de remédiation une condition est requise : Le patient doit donner un sens à son parcours de remédiation cognitive, avec un objectif concret pour une réalisation personnelle. Ce projet peut être d’ordre professionnel, ou personnel. Le programme de remédiation est alors positionné dans les 6 mois précédant l’échéance de ce qu’on va nommer « parcours de réhabilitation » : préparation de concours, reprise des études, réalisation d’un stage ou intégration d’un lieu de vie et d’activités permettant l’enrichissement de la vie quotidienne : En un mot reprendre la maitrise de sa vie.

La remédiation cognitive ne peut être efficace que si le patient est stable, et traité de manière optimale : elle invite à repositionner les traitements, car l’écoute attentive d’une séance de 60 à 90 minutes pour un patient en remédiation suppose qu’il soit sorti d’un épisode aigu, et qu’on réduise au mieux les traitements sédatifs ou à effet moteur délétère. Au C3RP les programmes de remédiation cognitive sont personnalisés et adaptés aux souhaits et aux centres d’intérêt du patient de telle manière qu’aucun parcours ne soit semblable à un autre.  Cette singularité des programmes se double également d’une singularité des prises en charge liées à la pathologie en cause.

Dans ces programmes un effort particulier est apporté au transfert des acquis à la vie quotidienne, dimension sans laquelle un programme de remédiation cognitive ne serait que bachotage et empilement d’exercices. Ce transfert s’opère durant chaque séance par des tâches à domicile, par une coordination avec le personnel des équipes de secteur chargé des visites à domicile. Pour être au plus près du quotidien l’évaluation avant et après programme se fait dans la vie réelle lors de planification  de courses autour des rues de l’hôpital, ou dans le quartier de l’hôpital reconstitué. Dans cette recherche on évalue les progrès opérés pour la capacité à planifier son quotidien après programme de remédiation centré spécifiquement sur la planification. De surcroît, pour les patients trop institutionnalisés, loin de perspectives de travail, plus inscrits dans des soins à long terme, l’équipe du C3RP aidé d’ingénieurs spécialisés en réalité virtuelle  a mis au point une méthode d’orientation et de navigation dans une ville imaginaire afin d’apprendre à planifier sa journée, ses courses, ses démarches , à gérer le stress occasionné par ces différents moments ou pour imaginer retrouver un emploi. Dans une analyse préliminaire, cette méthode a montré un plein succès pour l’ensemble des patients l’ayant pratiqué.

L’ensemble de ces prises en charge conduisent actuellement à l’aube d’une nouvelle ère en psychiatrie : celle qui conduit au rétablissement de pathologies psychiques considérées jusque-là comme invalidantes, et à la déstigmatisation de la maladie mentale. Nos patients deviennent des partenaires, œuvrant pour la maitrise de leur vie, puis témoignant et aidant leur pair une fois leur place intégrée dans la société.

Ces nouvelles pratiques invitent à toujours reculer les frontières de ce qui n’était pas possible jusqu’à présent : réalisation de soi et progrès même lors de déficiences mentales, harmonisation de l’ensemble des pratiques et coordination pour que tous les efforts déployés aillent en droite ligne, plein et entièrement pour que le sujet souffrant retrouve une dignité et une place dans notre société.

NEWSLETTER



ANNUAIRE

Près de chez vous, trouvez un centre de soins


DOCUMENTATION