BAROMÈTRE SANTÉ 2017 - LES CHIFFRES DE LA DÉPRESSION

 

Baromètre santé 2017 - Les chiffres de la dépression
Lu, vu, entendu 16/10/2018

Le Baromètre santé 2017 est sorti ce lundi 15 octobre. Utilisant la même méthodologie pour le mesurer depuis 12 ans, le Baromètre est la seule étude européenne pouvant présenter des résultats comparables sur une durée aussi longue. Il analyse l’évolution des troubles dépressifs en France métropolitaine et cherche à cerner les segments de population les plus concernés. En 2017, le Baromètre santé a interrogé 25 319 personnes âgées de 18 à 75 ans par collecte assistée par téléphone et informatique selon un sondage aléatoire.

Il en ressort que près d’une personne sur dix a vécu une dépression au cours des 12 derniers mois.

Conformément à la littérature internationale, l’étude relève que le sexe féminin, l’inactivité professionnelle (chômeurs et autres inactifs), de faibles niveaux de revenus, les ruptures conjugales (veuvage, divorce) et un âge jeune (inférieur à 45 ans) sont liés à un taux plus élevé de dépressions.

  • Les femmes sont deux fois plus concernées que les hommes. Une des principales tentatives d’explications de ce chiffre se base sur la « différenciation des rôles et positions sociales selon le sexe, impliquant des différences aussi bien en termes d’exposition au stress que de stratégies pour y faire face ». Par ailleurs, les hommes seraient moins enclins à admettre leur dépression et exprimeraient leur mal-être par le biais de troubles davantage extériorisés tels que les addictions ou les troubles de conduite. Si le risque de dépression est sensiblement le même pour les femmes quel que soit l’âge, le secteur d’activité ou la catégorie socioprofessionnelle, les hommes de moins de 45 ans travaillant dans certains secteurs (hébergement, restauration, finance ou assurance, arts et spectacles) sont significativement plus touchés.
  • Les adultes entre 18 et 44 ans sont les plus touchés, au-delà de 44 ans l’étude relève une diminution de la prévalence du trouble dépressif. Chez les actifs occupés, étudiés par V. Gigonzac et coll., la prévalence sur les 12 derniers mois est de 8,2% en 2017. En outre, l’étude a relevé l’impact plusieurs risques psychosociaux liés au travail, comme avoir été victime de menaces verbales, d’humiliations ou d’intimidation, avoir été frappé ou blessé physiquement ou avoir eu peur de perdre son emploi.
  • Pour la première fois, le Baromètre a mis en évidence un lien entre revenu et dépression : les individus avec un statut socioéconomique défavorisé présenteraient un risque 1,8 fois plus important d’avoir une dépression que ceux d’un milieu socioéconomique élevé.
  • Comme le montrait déjà les précédents Baromètres santé le chômage et l’inactivité ainsi que les événements de vie comme les ruptures affectives (divorce, veuvage) accroîtraient les risques de dépression.

La dépression semble avoir progressé en France ces dernières années (+ 1,8 points sur la période 2010-2017), en particulier sur certains segments de population tels que les femmes, les chômeurs, les étudiants, les faibles revenus et les moins de 45 ans.

Lire l'éditorial d'Astrid Chevance et Raphaël Gaillard

Lire l'article " LA DÉPRESSION EN FRANCE CHEZ LES 18-75 ANS : RÉSULTATS DU BAROMÈTRE SANTÉ 2017"

Lire l'article "LA DÉPRESSION DANS LA POPULATION ACTIVE OCCUPÉE EN FRANCE EN 2017.
BAROMÈTRE SANTÉ 2017"

 

» Toutes les actualités

 

NEWSLETTER


DOCUMENTATION