« MIEUX VIVRE SA SCHIZO »

« Mieux vivre sa schizo » est un programme de recherche mené par Viviane Kovess Masfety, psychiatre, Professeure à l’EHESP, Université Paris Descartes et Murielle Villani, psychologue. Ce projet soutenu par la Fondation Pierre Deniker vise à identifier les axes pouvant améliorer le bien-être des personnes souffrant de psychoses. Il a été établit un programme de recherche en quatre étapes :

1. L’annonce du diagnostic de Schizophrénie et la gestion de l’information après un épisode psychotique par les médecins et les soignants

Le bien-fondé de l’annonce du diagnostic de schizophrénie a longtemps fait débat. Cependant, depuis les années 2000, différentes évolutions du contexte social et législatif, doublées de changements majeurs dans les pratiques d’accès à l’information - notamment grâce au développement d’internet -, ont semblé devoir militer pour une annonce quasi-systématique. La recherche des deux chercheuses tente d’évaluer où en sont les pratiques en la matière, à travers une revue de littérature nationale et internationale.

 

2. L’utilisation des sites internet par les patients

Les études montrent que l’Internet est devenu une source importante d’information pour les personnes atteintes de psychoses, parmi lesquelles le taux d’utilisateurs d’Internet va croissant, avec des proportions allant de 33,3 % à 79,5 % suivant les pays. Parmi les patients utilisant Internet sur une base régulière, entre 20,5 % et 56,4 % recherchent des informations sur leur santé mentale. Viviane Kovess Masfety et Murielle Villani se sont concentrées sur la navigationweb des personnes souffrant de troubles psychotiques dans un but de recherche d’informations sur la santé mentale, aux contenus recherchés et à ce qui, dans ce contexte, peut présenter pour ces personnes des bénéfices ou au contraire des risques.

 

3. Les méthodes pour lutter contre la stigmatisation

En France, où les stéréotypes négatifs sur la schizophrénie sont persistants, même parmi les professionnels de santé, la littérature suggère que la discrimination est moins forte lorsque la maladie est décrite à travers l’exemple d’un individu précis. Les actions de « déstigmatisation » locales et ciblées sembleraient avoir plus de chance d’être efficaces que des campagnes génériques. Dans ce contexte, la recherche vise à évaluer les bénéfices d’une courte intervention de formation comportant une possibilité de contact direct avec des patients, dans le but de réduire la stigmatisation à propos des personnes souffrant de troubles mentaux, parmi une population d’étudiants et d’administrateurs en santé.

 

4. Mise en place d’une Etude sur le vécu des patients atteints de schizophrénie : élaboration de la méthodologie et obtention des autorisations nécessaires

L’objectif de l’étude est d’évaluer le vécu de patients français atteints de schizophrénie aujourd’hui. A travers leurs connaissances sur lA maladie, l’impact éventuel de la stigmatisation de cette maladie dans leur quotidien, la façon dont la maladie leur a été annoncée, et enfin, s’ils ont pu identifier des sources d’amélioration de leur bien-être. L’objectif ultime de cette recherche est de formuler, en fonction de des résultats, des propositions visant à l’amélioration de la prise en charge et du bien-être des patients schizophrènes. Cette étude se fait en collaboration avec le Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM).

[Recherche en cours]

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